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Behaviorisme : reconnaitre un formateur du behaviorisme

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De plus en plus, les diverses théories de l’apprentissage se succèdent les unes après les autres. Chacune d’elle cependant, vise un objectif particulier et se concentre sur but spécifique. Cela part du comportement observable au lien en jeu dans l’apprentissage en passant par le processus interne d’apprentissage pour ne citer que ceux-là.

Toutefois, reconnaitre un formateur à partir de ce qu’il enseigne peut paraitre difficile lorsque l’on ne sait sur quels points se fonder. Cet article vous présente quelques repères pour reconnaitre un formateur du behaviorisme.

Que retenir de la théorie du behavioriste ?

Le behaviorisme se focalise principalement sur le comportement de l’apprenant. L’expérience est partie de Pavlov et de l’observation de son chien. Celui-ci est notamment soumis à un stimulus inconditionnel. Dans le cas d’espèce, c’était un morceau de viande.

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Quand on lui tendait la viande, on activait au même moment le son d’une clochette. Le son de clochette constitue le stimulus conditionnel. Après avoir répété cette expérience à plusieurs reprises, Pavlov a relevé que désormais le son de clochette à lui tout seul était capable de faire saliver l’animal.

On dira que Pavlov a opérée un conditionnement. Skinner prouvera bien après que l’efficacité de cette expérience est plus évidente encore lorsqu’une récompense succède au couplage stimulus-réponse : c’est le renforcement positif.

Plus tard, Skinner montrera à travers sa propre expérience que la plupart des motifs d’actions fonctionnent selon une séquence particulière à savoir le besoin — le drive — l’action. Ainsi, les stimuli à la base du besoin pourraient être des stimuli internes. Dans ce cas pour l’apprenant par exemple c’est le besoin d’apprendre.
Ce stimulus pourrait être aussi externe tel qu’un dispositif de formation attrayant.

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Par quels critères reconnaitre un formateur « behavioriste » ?

La théorie behavioriste implique chez le formateur un ensemble d’attitudes plus ou moins remarquable. Un formateur behavioriste déterminera par exemple minutieusement des objectifs pédagogiques clairement détaillés qui marqueront la progression des participants dans l’apprentissage. Ces objectifs se manifestent en termes de comportement observable avec des indicateurs favorisant objectivement la distinction du comportement escompté.

Un formateur behavioriste s’appuie également sur divers stimuli pour provoquer l’acte d’apprendre. De plus, il procède à une évaluation après chaque séquence, félicite les bonnes réponses et relève les erreurs pour les rectifier. Il priorise d’autre part, la répétition des mêmes exercices pour faire bien assimiler les apprentissages. Il faut cependant notifier qu’il existe des méthodes issues d’une mauvaise compréhension du behaviorisme qui provoquent exactement l’effet attendu.

Lorsque par exemple on impose à l’apprenant un parcours totalement fermé, divisé en diverses séquences éparses, on pourrait obtenir un résultat contraire à l’objectif du behaviorisme. Quand on fait reprendre un examen raté à un apprenant aussi, alors que cet examen ne lui est d’aucune utilité, ou bien qu’il ne lui est pas adapté, la théorie de behaviorisme peut être contre-productive.

Enfin, si le formateur consacre une importance excessive à la formulation des objectifs pédagogiques plutôt qu’à la structuration du contenu, plutôt qu’aux situations d’apprentissages, plutôt qu’aux apprenants eux-mêmes, la théorie du behaviorisme peut également avoir le résultat contraire à ce qu’on pourrait attendre.  

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